ETRE BIEN DANS SA TÊTE ET REUSSIR SA VIE RELATIONNELLLE.

 

 

COMPRENDRE NOS DESEQUILLIBRES PAR NOS ORIGINES

 

 

 

  1. La Genèse, premier livre de la Bible :

Base de la psychologie par excellence !

 

 

A L’ORIGINE…

La théorie de l’évolution n’explique pas par quelle intelligence les cellules de tissus différents s’harmonisent entres elles. Elle n’explique pas non plus pourquoi, alors que pourtant très intelligent le cerveau humain possède un esprit si tordu. La perfection du corps humain ainsi que l’imperfection de l’esprit humain sont un paradoxe dont l’explication n’est pas dévoilée par la théorie de l’évolution mais par le récit biblique de la création.

C’est en effet grâce aux trois premiers chapitres de la Bible qu’une puissante lumière vient éclairer les mystères de la psychologie et de l’échec de « l’homme » dans sa vie relationnelle.

Dans les paragraphes suivants, il vous est proposé de réfléchir sur ces textes. Vous pourrez vous rendre compte rapidement que les conflits relationnels ont une origine décrite dans la Bible.

Lisons dans le livre de la genèse les passages concernés par le sujet :

 

1:1 Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.

1:26 Dieu dit : Faisons* les humains à notre image, selon notre ressemblance, pour qu'ils dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre.

* : Les 3 personnes de la trinité (Père, Fils et St. Esprit) sont actives à la création.

1:27 Dieu créa les humains à son image* : il les créa à l'image de Dieu; homme et femme il les créa.

 

* : Certes, l’homme n’est pas Dieu. L’expression désigne la capacité du libre arbitre et l’intelligence utile pour réaliser sa mission.

 

1:28 Dieu les bénit; Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tous les animaux qui fourmillent sur la terre.

1:31 Dieu vit alors tout ce qu'il avait fait : c'était très bon*. Il y eut un soir et il y eut un matin : le sixième jour.

 

* : Cette affirmation de Dieu confond les pensées de ceux qui considèrent dieu injuste. Elle confond aussi la théorie de l’évolution qui, de par l’introduction de la mort et de la souffrance dès le départ, s’oppose à la pensée d’un Dieu aimant.

 

2:3 Dieu bénit le septième jour et en fit un jour sacré, car en ce jour Dieu se reposa de tout le travail qu'il avait fait en créant.

2:7 Le SEIGNEUR Dieu façonna l'homme de la poussière de la terre; il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l'homme devint un être vivant.

2:18 Le SEIGNEUR Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je vais lui faire une aide qui sera son vis-à-vis.

2:21 Alors le SEIGNEUR Dieu fit tomber une torpeur sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place.

2:22 Le SEIGNEUR Dieu forma une femme* de la côte qu'il avait prise à l'homme, et il l'amena vers l'homme.

* : Dieu veut nous montrer ici que l’attirance homme-femme vient de notre lien de parenté génétique. La première femme n’est pas étrangère à Adam dans sa conception puisqu’elle est tirée de lui.

Leurs chairs sont génétiquement communes.

Dieu fit d’une chair deux chairs afin qu’ils s’attirent et redeviennent une seule chair.

2:23 L'homme dit : Cette fois c'est l'os de mes os, la chair de ma chair. Celle-ci, on l'appellera « femme », car c'est de l'homme qu'elle a été prise.

2:24 C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

2:25* L'homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte.

 

* : Les versets 25 et suivants sont expliqués à partir des paragraphes suivants et sont la base de notre réflexion.

 

3:1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin?

3:2 La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.

3:3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez*.

* Dieu avait mis un arbre « défendu », un seul. Le but n’était pas de tendre un piège à l’humain, mais de lui proposer une porte de sortie au cas où celui-ci ne voudrait plus de lui en tant qu’autorité absolue. L’humain, crée à l’image de Dieu devait se sentir libre de ses choix, sans quoi l’image d’un Dieu d’amour serait faussée.

 

On pourrait comparer le fait de prendre le fruit de cet arbre à un bouton de télécommande qui ouvre un portail permettant à Adam et Eve de sortir de la présence de Dieu afin de ne plus être sous son autorité. Cependant, le fait de se séparer de Dieu et donc de la seule source de vie et d’amour aura inévitablement des conséquences désastreuses dont la mort en fait partie.

 

Dieu, dans son grand amour, ne veut pas forcer quelqu’un à l’aimer. Il désire simplement lui montrer combien il l’aime. Ceci, afin de lui offrir en retour protection, enseignement, dons, amour et vie éternelle.

 

3:4 Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point;

3:5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

3:6 La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea.

3:7 Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.

3:8 Alors ils entendirent la voix de l'Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l'Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.

3:9 Mais l'Éternel Dieu appela l'homme, et lui dit: Où es-tu?

3:10 Il répondit: J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

3:11 Et l'Éternel Dieu dit: Qui t'a appris que tu es nu? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger?

3:12 L'homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé.

3:13 Et l'Éternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit: Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé.

3:14 L'Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.

 

LA SEDUCTION DU SERPENT

 

Le premier chapitre de la genèse rapporte le récit de la création ; le deuxième chapitre centre le récit sur la création de l’homme, puis sur celle de la femme ; mais le point d’orgue, c’est l’institution du premier couple : 

« L’homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »

Puis suivent ces paroles, qui servent de transition au récit de la chute :

« Ils étaient tous les deux nus, l'homme et sa femme, et ils n'en avaient pas honte. »

Ce qui ne sera plus le cas au chapitre 3 où, après la séduction du serpent, la découverte de la nudité sera désormais porteuse de honte et de culpabilité. (ch.3 :7)

 

Pour comprendre la dimension conjugale et sexuelle de la chute en Eden, il faut se rappeler un autre aspect de la symbolique du serpent dans les religions traditionnelles. On adore en lui le dieu de la famille, de la sexualité et de la fécondité. D’où le culte au sexe associé à celui du serpent.

 

Sous tous les cieux, le serpent est perçu en gourou bienfaiteur, mystérieux pourvoyeur de vie, de sagesse et d’immortalité. Il connaît tous les mystères. C’est un symbole de savoir et de pouvoir.

 

Quelques exemples : le dieu serpent « quetzalcoatl » (serpent à plumes) fondateur de la sagesse des grands prêtes aztèques. Les Chaldéens avaient un seul mot pour « vie » et pour « serpent ». En Inde, la déesse Yogini laisse échapper de son sexe un serpent, symbole de l’énergie fécondatrice. Dans telle culture, on rend fécondes les femmes stériles en frappant leurs hanches avec un serpent. Dans telle autre, on rend les serpents maîtres de la réincarnation. Bref, l’universalité des traditions fait du serpent le « maître des femmes » parce qu’il est celui de la sexualité et de la fécondité.

 

N’est-il pas étrange que même une peuplade perdue au fond de la brousse n’échappe pas au dieu serpent ?

Cela s’explique à la lumière de la Parole de Dieu  nous enseignant qui est celui qui se cache derrière le serpent, et comment à l’aide des esprits malins, il a réussi à tromper l’humanité entière en se faisant passer pour Dieu :

 

- il se fait adorer en gardien du foyer et dieu de la famille ; pourtant il sème la zizanie dans le premier couple déchiré, culpabilisé, honteux d’être nus.

- il se fait dieu de la fécondité ; pourtant par sa faute les femmes enfanteront dans la douleur.

- il se veut le pourvoyeur d’une sexualité épanouie ; pourtant, à cause de lui, le désir d’Eve se crispera dans la frustration à cause d’un mari qui dominera sur elle.

 

Dieu avait établi une hiérarchie dans la création : Dieu au-dessus de tout, puis l’homme, ensuite la femme, puis les animaux.

 

Cette hiérarchie de pouvoirs en fonction des responsabilités est juste, car plus on a de pouvoir, plus on devient responsable de ceux sur qui on domine. Cela nous impose donc de nous « sacrifier » par amour pour eux, à l’exemple du Christ qui s’est sacrifié pour sauver ses créatures que nous sommes.

 

Dans le ciel et d’après les Saintes Ecritures, il y règne aussi une hiérarchie :

Dieu le père, Dieu le fils, le Saint Esprit, puis les créatures célestes.

Parmi elles (les célestes), celui qui avait la première place était appelé « l’ange de lumière » d’où son nom : Lucifer (ange de lumière). Par leurs positions, les anges sont supérieurs aux autres créatures, et par ce fait, elles en sont aussi responsables, dans le sens de serviteur : par exemple, elles nous protègent sous les directives de Dieu.

 

Par son orgueil, l’ange de lumière résolu de se hisser au niveau de Dieu :

 

Texte du prophète ESAIE, chapitre14: verset 14 :

«  Je monterai sur les hauteurs des nuages, je serai semblable au Très-Haut. Mais on t'a fait descendre au séjour des morts, au plus profond du gouffre. »

 

Lucifer aurait aimé être consulté lorsque Dieu désira créer le monde ; de par sa vanité, il fut jaloux du Fils de Dieu « Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde par qui les mondes furent créés » lettre de Paul aux Hébreux 1 verset 2.

 

Lucifer était le plus haut placé parmi les créatures. A cause de sa rébellion, Lucifer perdit sa place et fut remplacé par l’ange Gabriel. Par son orgueil et son obstination, il descend au plus profond du gouffre, c’est à dire : plus rien au niveau hiérarchique.

 

Celui qui a tout perdu par sa cupidité, va essayer par l’intelligence, la ruse et le mensonge de se refaire une place au soleil. Celui qui s’appellera désormais le Diable, le Satan (c’est à dire le diviseur, le meurtrier, l’accusateur) se retrouve donc inférieur à l’Homme « créé à l’image de Dieu », alors qu’il aurait dû lui être supérieur s’il n’avait pas agi ainsi. De là, viendra sa haine viscérale contre l’humanité entière.

 

Satan, jaloux, va s’attaquer sans pitié à l’être humain, le joyau de la création de Dieu. Il va se « déchaîner », employer toute sa puissance et son intelligence à détruire et à faire souffrir sans relâche les créatures que nous sommes, parce que dès la création, l’homme et la femme lui sont supérieur.

 

 

Le chapitre 3 de la Genèse nous révèle comment Satan a réussi son plan.

Il se déguise en le plus bel animal et le plus intelligent de la création.

Ne pensez pas que le serpent de la création ressemblait à ceux d’aujourd’hui !

Non ! Sinon Eve aurait fui, car il est précisé dans le livre de la Genèse :

GENESE 3:14« Le SEIGNEUR Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre toutes les bêtes et tous les animaux de la campagne, tu te déplaceras sur ton ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie ».

 

Cette transformation signifie qu’il possédait une stature et une beauté sans égal, et qu’ensuite son apparence devient répugnante. Il y a ici tout un symbole entre l’ange le plus élevé, le plus magnifique et un animal beau, intelligent, de grande liberté de mouvement, semblable un oiseau (voir cité en page 2, l’allusion au dieu serpent « quetzalcoatl » serpent-oiseau à plumes), qui désormais rampera sur le sol, privé de sa vue, et avec un instinct meurtrier représentant ainsi l’ange déchu dans toute son horreur (Satan).

 

Une personne destituée d’une haute fonction peut repartir au bas de l’échelle, pour à nouveau gravir les échelons. Satan n’étant plus rien, il s’incarne dans la peau d’un animal, mais il choisit le plus intelligent, le plus beau pour avoir toutes ses chances de séduction.

 

Il va s’en prendre à Eve, à cause de son degré de responsabilité inférieur à l’homme. C’est une stratégie courante : si vous voulez renverser un gouvernement il vous faut soulever les masses sociales « d’en bas ».

 

Satan n’a-t-il pas réussi à ravir le gouvernement de Dieu sur l’humanité ?

Ne pouvant s’attaquer à Dieu, il a fait que l’humanité ne veuille plus de Dieu. (Celle-ci croyant Dieu responsable de ses malheurs).

 

Cette histoire ressemble à un conte irréel et farfelu ! Mais attendez la suite pour mieux comprendre les enjeux de pouvoir entre l’homme et la femme et les conséquences de ceux-ci dans les problèmes relationnels de la vie de tous les jours.

 

Lorsqu’Eve se trouve devant l’arbre défendu, elle est seule. Elle n’a plus personne au-dessus d’elle, ni son mari, ni Dieu, car elle met sa confiance en elle-même.

 

Eve, tout comme Satan, n’est pas satisfaite d’être en bas de l’échelle hiérarchique des pouvoirs. Son premier combat va donc être de dominer sur le premier avant elle. C’est-à-dire son mari, mais elle a besoin d’aide, c’est pour cela qu’elle va prêter attention aux dires du serpent.

 

GENESE : 3:1«  Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : « Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ! »

3:2 La femme dit au serpent : Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin.

3:3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : « Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sinon vous mourrez ! »

3:4 Alors le serpent dit à la femme : Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !

3:5 Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais. »

 

« Comme des Dieux ! » « Dieu le sait ! ». Cela sous-entend : « Et il ne veut pas que vous le sachiez ! »

Voilà ce qui ne fallait pas dire ; Eve est avide de pouvoir ; déjà indépendante, loin des conseils d’Adam, loin de la sagesse de Dieu, Eve va plonger l’humanité à venir, dans le chaos total, la souffrance conséquente d’un être égoïste et indépendant qui ne veut de maître que lui-même. Eve est prête à écouter un animal, créature en bas de l’échelon en responsabilité, plutôt que Dieu lui-même, le créateur !

 

De par sa vanité, Eve est aveugle. Elle ne se rend pas compte que cet animal, qui ne devrait pas parler évidemment, est l’ange déchu déguisé, dont elle connaissait pourtant l’existence.

 

 

Réfléchissons :

 

Si j’écoute Dieu, je donne à Dieu le pouvoir sur ma personne.

Si j’écoute Satan, je donne à Satan le pouvoir sur moi-même.

 

C’est ainsi que Satan obtint le pouvoir sur les humains, tel qu’il le précise lui-même à Jésus au jour de la tentation dans le désert : « Ce pouvoir m’a été donné » lui dira-t-il.

 

 

Voyons dans la seconde partie la conséquence de ce choix et les répercussions sur nous aujourd’hui. Voyons aussi par quel moyen Dieu va permettre à l’humanité d’espérer à une vie meilleure.

 

* Références et auteur en fin de Part 3. Copyright©

 

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