Les techniques de datation (Point de vue scientifique):

 

 

Ci-dessous, les méthodes utilisées pour dater des échantillons de roches et de fossiles correspondants. Les explications sont simples à comprendre, vous pouvez ensuite lire : Les méthodes de radio-datation remises en cause ! 

 

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Datation

La datation est l'attribution d'une date. Ce terme peut donc s’appliquer à un événement, un objet, un document, un fossile, une couche géologique ou encore un niveau archéologique. Il désigne globalement la démarche, scientifique ou non, qui consiste à déterminer l’intervalle de temps séparant l’élément daté du temps présent.

On parle de « datation absolue » lorsque la datation mise en œuvre aboutit à un résultat chiffré exprimé en unité de temps (années, secondes, etc.). Par opposition, l’expression « datation relative » désigne la démarche qui consiste à déterminer l'ordre chronologique d'événements ou d'objets du passé, sans connaître leurs âges réels. Une confusion est parfois faite entre les deux, lorsque dans le cadre d'une datation relative, la chronologie s'étend jusqu'au présent — ainsi, les « âges » des périodes définies par datation relative en stratigraphie sont souvent pris pour argent comptant, bien qu'ils n'aient de sens que comme des intervalles de temps circonscrits définis par rapport à tous les autres.

Datation par les sources écrites

Elle concerne différentes époques historiques. Avant le milieu du XXe siècle, les sources écrites (textes, inscriptions, etc.) constituaient les principaux éléments de datation à la disposition des historiens pour effectuer la datation des événements historiques, avec les risques d’imprécisions et d’erreur que cela comporte.

Datation relative

Article détaillé : Datation relative. (lien Wikipédia)

Avant le développement des méthodes de datation absolues, l’âge des événements préhistoriques (ou des événements historiques pour lesquels aucune source écrite n’était disponible) ne pouvait être établi que de manière relative : tel événement est plus ancien ou plus récent que tel autre.

La datation relative se base essentiellement sur les principes fondamentaux de la méthode stratigraphique, développée depuis le XVIIIe siècle, à savoir le principe de continuité (une même couche a le même âge sur toute son étendue) et le principe de superposition (une couche est plus récente que celle qu'elle recouvre). La biochronologie, basée sur l’étude du contenu paléontologique des couches géologiques, était une source importante d’informations pour établir l’âge relatif de certains terrains.

Dans le domaine biologique, les radiations évolutives sont datées par des mesures de différentiation génétiques.

Datation absolue

Systèmes de Datation dite absolue :

L'une des manières les plus courantes fait usage de la géologie isotopique. Une infime fraction des atomes présents dans les roches sont dans une forme isotopique instable. Cet isotope est voué à se transformer par le biais d'une émission radioactive en un autre élément, qui peut être lui-même sous la forme d'un isotope instable ou radioactif. Ces émissions radioactives ont lieu à une fréquence aléatoire que l'on peut statistiquement déterminer. L'idée est d'alors mesurer la proportion du premier élément (l'élément père), puis du second (l'élément fils) : au cours du temps, l'élément père va voir sa proportion diminuer, et l'élément fils va voir la sienne augmenter. Par conséquent, une roche où l'élément père est très présent est une roche récente, et inversement une roche où l'élément fils est très présent est une roche ancienne. Par le calcul et la comparaison par rapport aux modèles établis en laboratoire, on va pouvoir alors estimer l'âge de la roche avec une précision de l'ordre du million d'année.

Les couples classiques d'éléments père/fils étudiés sont le Rubidium/Strontium (le Rubidium est présent à l'état de trace dans la muscovite, la biotite, le feldspath...) et Potassium/Argon, ou plus spécifiquement Uranium/Plomb et Uranium/Thorium.

Exemple de la datation au carbone 14 :

Tout au long de sa vie, un organisme va emmagasiner du Carbone 14 (C14) présent dans l'atmosphère. Après la mort de l'organisme, le C14 va décroitre progressivement. Lors de sa désintégration le C14 se transforme en Azote 14 (N14). En 5 730 ans la moitié des atomes de C14 aura disparu (demi-vie du C14), remplacés par des atomes de N14. Plus on avance dans le temps, plus la quantité de Carbone 14 est faible et devient de moins en moins mesurable. Cette méthode permet donc de dater des objets jusqu'à 35 000 ans

Pourquoi la datation au carbone 14 est une mesure dite « relative » ?

La quantité de carbone 14 formé dans la haute atmosphère, bien qu’assez constante, peut connaître des variations. De même, cet élément ne se répartit pas uniformément sur Terre : la quantité assimilée par les organismes varie donc en fonction du contexte dans lequel vivait l’organisme (quantité formée en haute atmosphère, conditions environnementales, métabolisme, etc.).

Comme ces mécanismes sont variables, les « âges carbone 14 » sont relatifs : ils dépendent pour une part de l’âge de l’objet d’étude, mais également des conditions environnementales qui existaient alors. Pour pallier cela, les chercheurs ont établi une échelle de calibration des « âges carbone 14 » avec différentes mesures d’objets dont on connaît la date (datation absolue), pour les comparer avec les « âges carbone 14 »qu’ils obtiennent (datation relative).


Autres méthodes récentes :

en 2010, une nouvelle méthode de datation a été mise au point. Sur le même principe que la méthode au Carbone 14 elle évite cependant de prélever des échantillons du fossile. Cette nouvelle méthode de datation non destructrice va permettre de dater des éléments pour lesquels il était impensable de prélever un élément :

 

Potassium-Argon (K-Ar) :

Cette méthode mesure la concentration des isotopes Argon 40 et Potassium 40. Elle est principalement utilisée pour dater des dépôts de roches magmatiques (notamment les cendres volcaniques retrouvées sur certains sites de fouille) et permet une datation d'un million à plusieurs centaines de millions d'années.

 

Rubidium-Strontium 87Rb-87Sr :

Ici encore le principe est identique : c'est le Rubidium 87 qui se désintègre en formant du Strontium 87. En 48,8 milliards d'années la moitié des atomes de Rubidium sera désintégrée, remplacée par des atomes de Strontium. Cette méthode nécessite également de réaliser des mesures sur des roches de la même origine (soit magmatique, soit des minéraux d'une même roche). La méthode permet de réaliser des mesures de roches jusqu'à quelques milliards d'années.

 

 

Références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ologie_isotopique

Article détaillé : Géologie isotopique.

 

 

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