EMERVEILLEMENT !

Avez-vous assisté à une naissance ?

Comment l’admiration pour cet enfant ne vous a-t-il pas convaincu que le hasard n’avait aucune chance et que seul un être de grande intelligence pouvait en être le créateur ?

 

 

L'aventure programmée du miracle de la vie

 

Émerveillement !

 

La venue au monde d'un être humain est un véritable miracle de la vie ! Comment expliquer qu'à partir d'une seule cellule, après la fécondation, puisse se développer un organisme aussi complexe que le nôtre ? 

 

 

 

 

 

Embryon de 6 semaines

 

 

 

Les premières phases de ce développement, les plus impor­tantes, sont rapides, puisque dès la fin du deuxième mois de la grossesse tous les organes sont entièrement constitués : le cœur se met ainsi à battre vers le dix-huitième jour. A six semaines, les activités du cerveau peuvent être enregistrées sur un électroencéphalogramme et l'embryon commence à bouger. A la dixième semaine, les pieds sont parfaitement formés... De 11 à 12 semaines, l'enfant réagit au bruit, il avale, digère, urine, il cherche une position plus "confortable " si besoin, etc.

Depuis le début du troisième mois jusqu'à la naissance, le fœtus continue essentiellement de grandir, et de poursuivre sa maturation. Les détails de cette transformation sont absolument merveilleux.

Arrêtons-nous, par exemple, sur cette question toute simple qui a fait l'objet de bien des recherches, dans le domaine de la biologie animale, en France et aux États-Unis :

Comment le côté droit du corps peut-il être le reflet du côté gauche, tant chez l'être humain que chez presque tous les ani­maux ? Les os, les muscles, les côtes, les membres... tous sont disposés de manière symétrique, ce qui facilite notre équilibre et nos mouvements.

 

Elles empêchent de graves malformations

 

Les scientifiques ont découvert que cette harmonie se préparait au stade embryonnaire de la manière suivante :

Chez l'embryon, la moelle épinière, élément essentiel du sys­tème nerveux, existe d'abord sous une forme rudimentaire. A un moment précis, deux petites boules de cellules (appelées "somites ") apparaissent tout en haut de celle-ci. Elles sont placées au même niveau, à droite et à gauche ; ce sont les ébauches de la première vertèbre.

Cela se fait grâce à l'in­tervention de certains de nos "gènes ". Ces éléments qui déterminent notre héré­dité émettent des informations pour activer les deux parties de la première vertèbre... puis, lorsque c'est chose faite, ils transmettent un "message " identique à l'étage en-dessous et les rudiments de la deuxiè­me vertèbre apparaissent... et ainsi de suite du haut en bas de la future colonne ver­tébrale.

Mais s'il n'y avait que l'intervention des gènes, il y aurait quand même des "erreurs". Les vertèbres ne seraient pas disposées à la bonne hauteur et auraient un mauvais alignement.

Les chercheurs se sont aperçus que deux autres subs­tances interviennent pour permettre à l'embryon de se développer correctement :

Un facteur de croissance (connu sous le terme de "fac­teur de croissance du fibroblaste ") parcourt les vertè­bres en commençant par les dernières pour finir par les premières. Son rôle est de les positionner à égale distance en hauteur les unes par rapport aux autres...

Il suffit d'ailleurs de regarder les radiographies du rachis, chez l'être humain, pour constater que l'intervalle qui sépare les ver­tèbres est le même, à moins qu'une maladie telle que l'arthrose, par exemple, n 'ait endommagé cet édifice.

Toutefois, dans un autre domaine, ce facteur de croissance agit d'une manière trop imprévisible. S'il était le seul à intervenir, les vertèbres pourraient en effet se trouver décalées latéralement, à droite ou à gauche... On imagine les problèmes qui en découle­raient. Ce "travail incomplet " est alors corrigé par l'action d'une autre protéine : il s'agit cette fois d'un dérivé de la vitamine A, connu sous le nom "d'acide rétinoïque ". Cet élément circule en sens inverse chez l'embryon, depuis le début jusqu'à la fin de l'axe vertébral, et il permet aux vertèbres de s'aligner convenablement dans un même axe vertical.

Cet ensemble permet à un organisme d'éviter de graves défor­mations : les personnes qui ont, par exemple, une scoliose, savent combien ce problème de santé est difficile à supporter...

L'intervention des gènes, celle de ces protéines spécialisées, ne se fait donc pas au hasard. Chacun de ces éléments intervient au moment où il le faut pour compléter ou pour corriger ce qui a été fait par les autres. Cet ensemble est parfaitement coordonné. Il l'est aussi sur le plan de la chimie moléculaire, où les choses sont encore plus compliquées, et où tout concourt également vers le même but.

 

Quelques heures avant l'accouchement

 

Mais arrêtons-nous, quelque peu également, sur un autre aspect remarquable qui intervient, cette fois, tout à la fin de la grossesse :

Quelques heures avant l'accouchement, une glande située à la base du cerveau, "l'hypothalamus ", fabrique puis libère dans le sang une hormone : "l'ocytocine ". Cette substance favorise l'appa­rition des contractions de l'utérus, indispensables pour permettre l'accouchement, et elle agit aussi sur les seins pour y déclencher la "montée de lait ".

Des chercheurs de l'unité de Neurobiologie de Marseille ont découvert ceci :

Grâce à "l'ocytocine ", la mère "informe "son enfant de l'immi­nence du déclenchement du "travail " et elle protège son système nerveux. Des expériences ont, en effet, prouvé que cette hormone inhibe très fortement les cellules du cerveau, et qu'elle agit comme un produit anesthésique parfait. Celui-ci calme la douleur et permet en même temps aux tissus de l'enfant de mieux résister au manque d'oxygène. On aimerait disposer de produits anesthésiques tels que celui-là dans les interventions chirurgicales !

L'enfant est ainsi parfaitement préparé pour supporter les traumatismes de l'accouchement dans un moment particulièrement redoutable.

 

Le premier cri

 

Mais ces risques disparaissent juste après la naissance lorsque le nouveau-né pousse son premier cri : ses poumons s'ouvrent et il se met à respirer normalement.

De manière instantanée, il se produit là un événement consi­dérable : le bébé recevait auparavant l'oxygène de sa mère par le cordon ombilical. Son cœur fonctionnait d'une manière entiè­rement différente.

Pour que son sang n'aille pas vers les poumons, il était dérivé entièrement, pour partir dans l'artère aorte ou pour y revenir. Cela se faisait par deux voies de communication : un petit "trou " situé dans une cloison du cœur entre les deux oreillettes, le trou de "Botal ", et un canal reliant l'artère pulmonaire à l'aorte, le " canal artériel ". Puis, lorsque l'enfant se met à respirer ce système de dérivation cardiaque s'interrompt brusquement. La façon dont la circulation se fait dans son corps change d'un coup. Et, à partir de ce moment-là, le cœur fonctionne comme celui de l'adulte.

Cette "performance " surclasse incontestablement ce qui est fait en chirurgie cardiaque au moment (toujours critique) où avec une technique pourtant très élaborée, on fait "basculer " la circulation du sang du malade vers un circuit extra-corporel !

 

 

 

 

          10 mn après la naissance

 

 

 

La splendeur de la création divine est, ô combien, manifeste dans ce domaine.

Comment ne pas penser aux paroles du psalmiste (Psaume 139, v. 13 à 16): "C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tenu caché dans le sein de ma mère. Je te célèbre car je suis une créa­ture merveilleuse. Tes œuvres sont des merveilles et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était pas caché devant toi lorsque j'ai été fait en secret... Quand j'étais encore informe, tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient fixés avant qu'aucun d'eux existe ".